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Les progrès de la Radiomique

Le Dr Agusti Alentorn est Praticien Hospitalier dans le service de neuro-oncologie Mazarin de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Formé à l’Université autonome de Barcelone, il a rejoint en 2010 l’équipe du laboratoire de neuro-oncologie expérimentale à l’Institut du Cerveau et de la Moelle (ICM) et a collaboré avec le Dr Ahmed Idbaih et le Pr Marc Sanson

Le Dr Agusti Alentorn est Praticien Hospitalier dans le service de neuro-oncologie Mazarin de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Formé à l’Université autonome de Barcelone, il a rejoint en 2010 l’équipe du laboratoire de neuro-oncologie expérimentale à l’Institut du Cerveau et de la Moelle (ICM) et a collaboré avec le Dr Ahmed Idbaih et le Pr Marc Sanson. Il s’est intéressé plus particulièrement à la génétique moléculaire des tumeurs gliales. Plus récemment, son champ de recherche s’est élargi à la biologie des lymphomes du système nerveux central et à l’Imagerie. Il partage actuellement son temps entre le Centre d’Énergie Atomique (CEA) à Orsay, dans le laboratoire du Dr Frouin, pour un projet de radiogénomique, et la Pitié-Salpêtrière.

En quoi consiste la « radiomique » ?

La radiomique est une analyse quantitative très exhaustive des images obtenues avec une IRM cérébrale. En pratique, cela consiste à transformer les images en milliers de données numériques qui sont ultérieurement analysées par des méthodes statistiques très puissantes, qui permettent d’obtenir de nouvelles informations concernant la « texture » ou l’hétérogénéité spatiale de la tumeur au sein du cerveau. En plus, il est aussi possible de combiner ces données d’imagerie avec toutes les caractéristiques moléculaires présentes dans les tumeurs analysées en parallèle. Ces études sont appelées « radiogénomiques ».

Cela semble relativement compliqué. Comment vous êtes-vous intéressé à ce domaine particulier de recherche ?

Pendant ma thèse de sciences, je me suis surtout intéressé à caractériser les tumeurs gliales de bas grade par différentes approches moléculaires. Je me suis rendu compte que pour la grande majorité des analyses, nous oublions ou négligeons d’intégrer les données de l’imagerie cérébrale, qui ont une importance majeure dans le suivi et la prise en charge de patients atteints d’une tumeur cérébrale.

Comment avez-vous appris à faire e type d’analyse ?

D’abord, j’ai essayé de me former par moi-même sur les différents types d’analyse en image. Néanmoins, pour cette recherche, il est devenu rapidement nécessaire de bénéficier des conseils de personnes possédant une expérience et une très bonne expertise dans le domaine. J’ai ainsi postulé et été sélectionné pour un appel à candidature dans la perspective d'intégrer l’équipe de recherche « NeuroSpin », experte dans la thématique, au prestigieux Centre d’Énergie Atomique (CEA) à Orsay, afin de développer un projet de recherche de radiogénomique appliqué aux lymphomes cérébraux. J’y travaille donc à mi-temps dans le cadre d’une convention avec l’Assistance Publique et le laboratoire du CEA.

Plus précisément, quelle est la nature de votre projet ?

Le projet porte sur l’association de la distribution spatiale des lymphomes cérébraux primitifs et l’étude de variantes génétiques qui pourraient expliquer une localisation préférentielle dans certaines régions du cerveau ou une meilleure chimiosensibilité.

Avez-vous déjà des résultats préliminaires ?

Oui, en effet, nous avons déjà mis à point plusieurs outils informatiques qui permettent de rendre plus facile l’analyse d’un grand nombre d’imageries cérébrales, et qui facilitent aussi l’extraction des différentes parties de la tumeur (par exemple la prise de contraste, l’œdème ou la nécrose). Enfin, nous avons aussi des outils qui permettent d’extraire plus de 10 000 variables pour chaque tumeur. Nous pouvons ainsi représenter les points « chauds » ou « froids » de la localisation d’un groupe de tumeurs dans le cerveau et les comparer selon les variables souhaitées.

Croyez-vous que ce type d’analyse pourrait être réalisé pour d’autres problématiques ou d’autres tumeurs ?

En effet, nous sommes en train d’analyser une myriade très diverse de pathologies neuro-oncologiques avec une approche radio-omique et/ou radiogénomique. Par exemple, nous sommes en train d’analyser la distribution spatiale de glioblastomes selon des caractéristiques cliniques et moléculaires, des métastases cérébrales, des syndromes neurologiques paranéoplasiques et aussi des lymphomes cérébraux. Nous espérons que cette approche permettra de mieux comprendre la genèse des tumeurs cérébrales, de prédire leur évolution et extension anatomique, éventuellement de mettre en évidence de nouvelles pistes thérapeutiques, et d’améliorer dans un avenir proche la prise en charge de patients atteints d’une tumeur cérébrale.

11 Jan 2018

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