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Portrait d'un jeune chercheur cubain

Gregorio Petrirena est l’un des jeunes chercheurs du service de neuro-oncologie de la Pitié-Salpêtrière, ce médecin cubain dont la bourse est financée par l’ARTC, effectue des recherches dans le domaine de la médecine nucléaire.

 

Quel est votre parcours ? 

J’ai commencé à étudier la médecine à la Havane., à 17 ans. Ces études ont duré six ans et après mes études de médecine générale, je suis parti à Haïti pendant un an faire un service social, ce qui a constitué mon premier contact avec la langue française, même s’ils parlent le créole sur cette île. C’est à ce moment que j’ai commencé à apprendre le français. Lorsque je suis rentré à Cuba, j’ai choisi de continuer  mes études pour me spécialiser en  neurologie, ce qui m’a pris quatre ans et demi. J’avais toujours rêvé de parfaire ma formation de neurologue en venant étudier dans un autre pays et je connaissais l’excellente réputation de la France dans ce domaine. J’ai répondu à un appel d’offre de l’AP-HP, qui proposait à des médecins étrangers de venir en France. J’ai été accepté et je suis arrivé en France en novembre 2009 dans le service du Professeur Delattre.

 

A quel moment vous êtes vous intéressé à la neuro-oncologie ?

A la Havane, je travaillais en tant que neurologue généraliste et j’ai abordé la médecine nucléaire en travaillant dans un service où cette discipline était très présente. Je me suis donc intéressé de près à la médecine nucléaire associée à la neurologie. La neuro-oncologie est une spécialisation qui n’existe pas à Cuba et que j’ai pu découvrir à Paris. Un seul médecin cubain, qui était venu à Paris en 2008, et dont la bourse avait également été financée par l’ARTC, avait des compétences dans ce domaine.

 

Comment s’est passé votre arrivée dans le service ?

L’accueil dans le service a été extrêmement chaleureux. Dix mois avant d’arriver en France, j’avais été en contact avec le Pr Delattre, parce que j’avais absolument besoin de l’autorisation d’un chef de service d’un hôpital parisien pour venir effectuer mon stage en tant que médecin étranger à l’AP-HP.  Il m’avait dit qu’il me recevrait volontiers et cela s’est passé exactement comme cela.

 

Dans quel domaine porte vos recherches ?

Mon travail porte essentiellement sur l’imagerie médicale, notamment sur les techniques dites avancées de la neuro-imagerie, c'est-à-dire les techniques de médecine nucléaires et l'IRM multimodalité.  En ce qui concerne l’imagerie des tumeurs cérébrales, bon nombre de questions restent encore sans réponse, et pour lequel l’IRM standard anatomique donne des résultats limités. L’une de ces limitations concerne par exemple, le suivi de nos malades lorsqu’on souhaite évaluer de manière précoce la réponse à un traitement donné. C’est ce qui nous a amenés à chercher d’autres outils. L'IRM multimodalité est utilisée de plus en plus à l'heure actuelle comme complément de l'IRM anatomique dans l'évaluation des tumeurs cérébrales. Nous pensons que la médecine nucléaire avec son énorme potentiel en termes de caractérisation des tumeurs à l'échelle  fonctionnelle, moléculaire ou métabolique selon le traceur utilisé, nous permettrait d’élargir nos outils en imagerie. Cette évaluation au delà de l'échelle anatomique permettrait entre autres, de mieux maîtriser la réponse thérapeutique puisque par exemple pour le traitement par Avastin ©, l’IRM anatomique demeure encore insuffisant et nous cherchons des moyens supplémentaires.

 

En quoi l’ARTC vous a-t-elle aidée ?

L’ARTC finance mon poste et mon stage dans le service depuis fin 2010 et jusqu’à présent. Tout ce que j’ai pu faire pendant cette période a été rendu possible grâce à l’ARTC. L’association nous soutient,  mes collègues et moi, notamment en expliquant aux patients à quoi sert notre travail de recherche. Le soutien humain est très important, j’ai participé à l’assemblée générale qui s’est tenue en début d’année et ça fait plaisir de rencontre des gens qui s’intéressent  à notre travail.

13 nov 2012

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