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Les traitements médicamenteux

Ils comportent les traitements des symptômes (anticonvulsivants, corticothérapie, anticoagulants et parfois médicaments anxiolytiques et antidépresseurs)

La Chimiothérapie 


Interview du professeur Khe Hoang-Xuan

La chimiothérapie consiste à administrer des médicaments qui ont la caractéristique de détruire les cellules tumorales. Il existe de nombreux médicaments chimiothérapeutiques qui sont en général administrés soit en comprimés soit le plus souvent en perfusions intra-veineuses En règle générale, les cures sont administrées toutes les quatre à huit semaines pendant une période de douze à vingt-quatre mois.

Le plus souvent, la chimiothérapie est administrée dans le cadre d’un hôpital de jour, où le patient vient passer quelques heures pour recevoir son traitement. Certains types de chimiothérapie, notamment dans le traitement des lymphomes, nécessitent une hospitalisation de plusieurs jours. La chimiothérapie n'est pas incompatible avec la poursuite de la vie habituelle en dehors de contraintes de surveillance somme toute modérées. Elle n’interdit pas la poursuite d’une activité professionnelle, parfois à temps plein, parfois en mi-temps thérapeutique.

Les effets secondaires ne sont pas systématiques et beaucoup de malades n'en présentent aucun. Leur nature et leur fréquence varient en fonction du type de chimiothérapie et sont expliqués au patient par l'équipe médicale et paramédicale. D’une façon générale, il y a eu ces dernières années de grands progrès dans la prise en charge des effets secondaires des chimiothérapies et notamment des nausées et vomissements.

Les chimiothérapies classiques

Ce sont, à l’heure actuelle, les chimiothérapies les plus utilisées. La chimiothérapie classique a pour objectif de détruire les cellules tumorales. Toutefois, certaines cellules normales qui se multiplient rapidement dans l'organisme, comme les cellules sanguines, les spermatozoïdes et certaines cellules de la peau, peuvent également être affectées par la chimiothérapie, ce qui explique la diminution du nombre des globules blancs et des spermatozoïdes ainsi que la chute des cheveux constatées dans certaines chimiothérapies anti-tumorales.

Les chimiothérapies ciblées

Les effets indésirables des chimiothérapies classiques sont en partie liés à un certain manque de sélectivité. En effet, elles ne distinguent pas parfaitement parmi les cellules qui se multiplient dans l'organisme les cellules tumorales (que l'on souhaite détruire) des cellules normales (que l'on souhaite respecter).

Actuellement, des nouvelles chimiothérapies dites « ciblées » ou « intelligentes » sont développées. Elles vont détruire de manière très sélective les cellules tumorales en respectant au maximum les cellules normales. Les cellules tumorales présentent des anomalies génétiques qui sont responsables de leur caractère tumoral. Ces anomalies, absentes des cellules normales, constituent de véritables « étiquettes » des cellules tumorales.

Les nouvelles chimiothérapies sont capables de reconnaître ces étiquettes et ainsi de s'attaquer de manière sélective aux cellules tumorales. Par ailleurs, ces étiquettes sont également le reflet des mécanismes moléculaires dérégulés dans la cellule tumorale. Viser spécifiquement ces mécanismes intimes de la cancérogénèse est également prometteur pour une plus grande efficacité thérapeutique.

Des études sont en train de caractériser les « étiquettes » que portent les cellules des gliomes de haut grade pour répondre à de nouvelles chimiothérapies ciblées : par exemple, l'amplification de l'EGFR par la cellule tumorale permet d'envisager l'utilisation des inhibiteurs de l'EGFR ou des vaccins dirigés contre des formes mutées de l’EGFR, couplés à d’autres inhibiteurs des voies qui activent la prolifération dans les gliomes (on les appelle les « voies de transduction du signal »).

Ces traitements restent encore dans le domaine de la recherche biologique et clinique et ne peuvent être proposés que dans le cadre d'un essai thérapeutique.

Les traitements symptomatiques

Les antiépileptiques

Les antiépileptiques (anticonvulsivants) sont parfois nécessaires pour prévenir le risque de crises d'épilepsie qui représentent une des manifestations inaugurales des tumeurs cérébrales. Les crises d'épilepsie sont dues à une décharge électrique paroxystique de certains neurones "irrités".
Il existe de très nombreux types de crise d'épilepsie en fonction du siège des lésions. Il peut s'agir par exemple de secousses brutales d'un membre, de fourmillements intenses, d'impossibilité à parler normalement, d'une sensation d'odeur anormale ou d'une confusion pendant laquelle le patient est " absent ". Lorsque la crise est généralisée, il existe une perte de connaissance, des secousses des quatre membres, et des difficultés transitoires de la respiration.

La crise d'épilepsie peut être impressionnante pour le patient et pour son entourage et entraîner une grande anxiété. Il est pourtant essentiel de bien comprendre que, malgré ce caractère impressionnant et parfois angoissant, une crise d'épilepsie n'a pas de gravité en elle-même. La seule chose à faire en cas de perte de connaissance est de vérifier que le patient ne se blesse pas et de le tourner sur le côté pour faciliter sa respiration (position latérale de sécurité).
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                                           Position latérale de sécurité


Au bout de quelques minutes, les manifestations paroxystiques cessent et, s'il y a eu perte de connaissance, le patient reprend petit à petit ses esprits. Une faiblesse transitoire peut toutefois persister pendant quelques heures ou même quelques jours. Une fois la crise passée, il faut prévenir le médecin qui verra s'il y a lieu de modifier le traitement.
De façon beaucoup plus rare, les crises ne cèdent pas spontanément et se succèdent sans arrêt pendant plus de 20 minutes : c'est l'état de mal épileptique. Il faut alors prévenir rapidement le médecin et appeler le SAMU, car c'est une urgence.


Lorsqu’une ou plusieurs crises ont eu lieu chez un patient pris en charge pour une tumeur cérébrale, un traitement anticonvulsivant ou antiépileptique est nécessaire : il sera généralement poursuivi pendant plusieurs années. En revanche, si le patient n'a pas eu de crise, un traitement préventif systématique des crises n'est en général pas indiqué. Cependant, le patient et son entourage doivent savoir qu'un risque modéré de crise existe et en connaître les signes possibles afin de ne pas être pris au dépourvu si elles devaient survenir. En cas de crise, un traitement est mis en route par le médecin. Par mesure de prudence, il est recommandé d'éviter certaines activités à risque (comme se baigner seul, faire de l'escalade…). Le problème de la conduite automobile doit être discuté au cas par cas avec son médecin.


Les traitements antiépileptiques sont généralement administrés en une à trois prises par jour. Il existe beaucoup de médicaments antiépileptiques différents. Les médicaments souvent utilisés dans ce cadre sont par exemple le KEPPRA®,la DEPAKINE®,LAMICTAL®, le TRILEPTAL® ou le TEGRETOL®. Leur tolérance est généralement bonne mais comme tous les médicaments efficaces, ils nécessitent une surveillance, surtout en début de traitement. Ils sont en général débutés à dose progressivement croissante pour éviter les effets secondaires. Il ne faut JAMAIS arrêter brutalement un traitement antiépileptique car il existe alors un risque de crises multiples et répétées (état de mal), seule circonstance où les crises peuvent être dangereuses (voir plus haut). Il est préférable d’éviter les génériques pour les traitements antiépileptiques.

Les benzodiazépines (URBANYL® ou RIVOTRIL® notamment) sont des médicaments antiépileptiques habituellement utilisés de façon ponctuelle et dans des contextes d’urgence. Ils sont souvent responsables d’une somnolence.

Les corticoïdes

Les corticoïdes (SOLUPRED®, CORTANCYL®, MEDROL®, SOLUMEDROL®, SOLUDECADRON®) sont des médicaments importants dans le traitement des tumeurs cérébrales. En effet, la corticothérapie permet de réduire l’œdème cérébralest une augmentation du contenu en eau du cerveau qui entoure la tumeur ; c’est une réaction physiologique du corps à toute agression, mais qui est en partie responsable des symptômes et de l'augmentation de la pression intracrânienne. Bien qu'à de rares exceptions près les corticoïdes n'aient pas d'effet direct sur la tumeur, leur prescription entraîne une amélioration rapide, bien qu’en général transitoire, des symptômes.


Des doses très variables sont utilisées au début, en fonction de l'état du patient. Les corticoïdes sont ensuite progressivement diminués dès que les symptômes régressent avec l'objectif de les arrêter aussitôt que possible, compte-tenu de leurs multiples effets secondaires potentiels sur du long terme Plusieurs médicaments sont parfois associés aux corticoïdes afin d'en réduire les effets secondaires : potassium (KALEORID®, DIFFU-K®) calcium et Vitamine D (CALCIFORTE®, DEDROGYL®, CACIT-D3®), protecteurs gastriques (INEXIUM®, INIPOMP®, MOPRAL®), anti-infectieux (BACTRIM®), des vitamines (LEDERFOLINE® et des protecteurs du squelette (Biphosphonates). La corticothérapie entraîne souvent un changement de la répartition des graisses du corps qui viennent s'accumuler au niveau de la figure (figure ronde), du cou, des épaules et de l'abdomen. Des vergetures peuvent aussi apparaître, de même qu’une fragilité cutanée Une diminution de la force musculaire, surtout dans les cuisses, est également possible.

L'essentiel de ces signes disparaît en règle générale quand les corticoïdes sont arrêtés. Afin de prévenir au maximum ces effets secondaires, il est important de suivre un régime sans sel, riche en protéine, et de maintenir autant que possible une activité physique régulière. N'hésitez pas à contacter la diététicienne du service pour obtenir plus d'informations sur le régime. Chez des patients prédisposés, un diabète peut survenir à l’occasion d’un traitement par corticoïdes. Il nécessite alors une prise en charge spécialisée. Les corticoïdes ne doivent JAMAIS être arrêtés brutalement car un syndrome de sevrage (maux de tête, douleurs articulaires, parfois fièvre) très pénible et potentiellement dangereux risquerait de survenir.

Les anticoagulants

Le risque de phlébite est augmenté au cours des tumeurs cérébrales. Si vous constatez des douleurs ou un oedème (gonflement) d'une jambe, en particulier au niveau d'un mollet, il faut le signaler rapidement à votre médecin qui fera réaliser un écho-doppler veineux des membres inférieurs. En cas de phlébite, un traitement anticoagulant sera institué (par injection au début puis parfois ensuite sous forme de comprimés) qui nécessitera (si prise de comprimés) une surveillance régulière du niveau de coagulation du sang (TP, INR).

Les anxiolytiques et les antidépresseurs

La découverte puis le traitement d'une tumeur cérébrale représentent une épreuve. Le moral en est affecté à un moment ou à un autre (souvent au début de la maladie mais parfois aussi quelques semaines ou mois après la fin des traitements), et cela représente une réaction normale. Toutefois, si l'anxiété est importante ou si une dépression réactionnelle (c'est-à-dire qu'elle est le contrecoup de la maladie) s'installe, il faut les traiter sans aucune hésitation car elles peuvent être un frein à une évolution satisfaisante de la maladie. Il existe souvent une grande réticence à prendre ces médicaments ("je ne veux pas devenir drogué", "j'ai de la volonté, je m'en sortirai tout seul", "je prends déjà assez de médicaments comme ça".). Il faut bannir ces idées reçues.

Ces médicaments ne rendent pas "drogué" (à condition d'accepter une certaine fatigue au début), et peuvent être arrêtés sans problème quand ils ne sont plus nécessaires. Les prendre pendant quelque temps (en moyenne six à neuf mois) ne signifie en rien un manque de volonté mais peut aider à récupérer plus rapidement son énergie, ce qui est très important pour la prise en charge. L'avis d'un collègue psychiatre peut être utile à ce stade pour vous proposer le traitement le plus adapté ; rappelez-vous que le psychiatre n'est pas là pour vous juger. Parallèlement au traitement par médicaments, un soutien psychologique peut également s'avérer très utile. 

L'immunothérapie : comment stimuler la défense de l'organisme contre la tumeur

Il a été remarqué que les patients porteurs de gliomes présentaient fréquemment une diminution de leurs défenses immunitaires. L'immunothérapie vise à stimuler la défense antitumorale par différentes stratégies, notamment en vaccinant le patient à l'aide de ses propres cellules tumorales éventuellement modifiée ex-vivo (en culture dans une boite de petri) par thérapie génique pour les rendre plus "immunogènes", inactivées et réinjectées par voie sous-cutanée. La plupart des essais thérapeutiques ont concerné un très petit nombre de patients. Des études complémentaires sont en cours.

Une approche expérimentale repose sur l'utilisation de séquences d'ADN immunostimulantes (CpG-ODN), permettant d'induire le rejet de la tumeur sur des modèles de greffe chez le rat.

Cette approche est actuellement en cours d'évaluation chez l'homme dans le cadre de plusieurs essais cliniques.

La thérapie génique: but et principe

Au lieu d'introduire un agent pharmacologique classique (un médicament), le principe de la thérapie génique est d'apporter un gène, c'est-à-dire une séquence d'ADN qui code pour une protéine qui, elle, constitue l'agent thérapeutique. En d'autres termes, au lieu d'apporter le produit fini (médicament), la thérapie génique consiste à le faire fabriquer sur place, le plus souvent par la cellule tumorale elle-même (voir schéma "du gène à la protéine"). Les stratégies sont multiples, tant par la diversité des vecteurs (viraux ou non viraux) que par la nature du gène introduit. Suivant la nature de ce dernier, on peut définir différentes approches :

• L'utilisation d'un gène "suicide" (par exemple le gène qui code pour la thymidine kinase, HSVtk) qui rend la cellule vulnérable à un agent pharmacologique (dans l'exemple choisi, le ganciclovir).

• Une autre stratégie, fondée sur la connaissance des altérations génétiques de la cellule tumorale, consiste à corriger cette anomalie en introduisant par exemple le gène suppresseur de tumeur qui a été perdu dans la cellule tumorale.

• Certains gènes, utilisés en thérapie génique, codent pour des protéines qui stimulent les défenses immunitaires antitumorales (immunothérapie par transfert de gène). Il peut s'agir de gènes qui, exprimés par la cellule tumorale, la rendent plus reconnaissable (plus immunogène) par le système immunitaire ou de gènes qui, exprimés par les cellules du système immunitaire, vont rendre ces dernières "plus efficaces". D'autres gènes ont pour objectif de bloquer le développement de la vascularisation nécessaire à la croissance de la tumeur.
Plusieurs patients ont déjà été traités par cette stratégie mais la méthode n'a pas encore prouvé son efficacité et il reste encore des progrès à réaliser, notamment sur l'efficacité du transfert du gène dans la cellule tumorale.
le principe de la thérapie génique par gène suicide
La cellule qui a été modifiée génétiquement, parce qu'elle a reçu le gène qui code pour l'enzyme HSV-tk , va être capable de transformer un produit non toxique, la prodrogue (GCV) en un produit toxique (GCV-TP).

Les progrès thérapeutiques

Ces dernières années, les travaux de recherche clinique nationaux et internationaux, auxquels a participé activement le service de neurologie de Mazarin, ont permis des avancées dans le traitement des tumeurs cérébrales et des gliomes en particulier.
Pour les gliomes de haut grade, il a été démontré dans plusieurs essais cliniques que la chimiothérapie associée à la radiothérapie était plus efficace que la radiothérapie seule. En effet, un essai européen a montré que la prescription d'une chimiothérapie par témozolomide pendant et après la radiothérapie était plus efficace que la radiothérapie seule pour le traitement des glioblastomes. De même, dans les tumeurs oligodendrogliales anaplasiques, la prescription de chimiothérapie à base de procarbazine, vincristine et lomustine ou de temozolomide semble être un réel progrès même si la moment idéal de leur administration reste à définir.

Les neuro-oncologues français, dans le cadre de l'association des neuro-oncologues d'expression française (ANOCEF), ont montré l'efficacité et la relative bonne tolérance de la radiothérapie avec un protocole adapté pour le traitement des glioblastomes du sujet âgé de plus de soixante-dix ans. La chimiothérapie seule peut aussi constituer une alternative intéressante en particulier dans les cas de tumeur très infiltrante ou chez les patients plus handicapés. Le développement des thérapies « ciblées » et des thérapies antiangiogéniques sont une source majeure d’avancées thérapeutiques (cf. supra).

Des progrès ont également été réalisés pour la prise en charge médicale des patients atteints de gliomes de bas grade. La chimiothérapie et la radiothérapie constituent des traitements incontestables des gliomes de bas grade. Cependant le moment de leur prescription par rapport à la chirurgie est débattu : immédiatement ou longtemps après la chirurgie. Un essai européen a montré que la radiothérapie délivrée immédiatement après chirurgie était efficace mais qu'elle pouvait être également différée sous réserve d'une surveillance étroite du patient. La chimiothérapie par témozolomide comme première modalité de traitement des tumeurs gliales de bas grade donne également des résultats intéressants. Les résultats obtenus dans les gliomes de bas grade ont permis d’entreprendre un essai clinique européen comparant la radiothérapie et la chimiothérapie comme première modalité thérapeutique. Les résultats seront connus dans quelques années


La participation active aux essais thérapeutiques en cours permet aux patients d’avoir accès aux thérapies les plus novatrices tout en bénéficiant d’un suivi d’une grande rigueur.

 

Références scisntifiques :

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Seizures in low- and high-grade gliomas: current management and future outlook. Vecht CJ, Wilms EB. Expert Rev Anticancer Ther. 2010 ; 10(5):663-9

Treating gliomas with glucocorticoids: from bedside to bench. Piette C, Munaut C, Foidart JM, Deprez M. Acta Neuropathol. 2006; 112(6): 651-64.

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18 Jan 2012

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